DES EXPERTS PRÉCONISENT LA CANALISATION DES TRANSFERTS D’ARGENT DES MIGRANTS

0
TOUS UNIS POUR DÉFENDRE NOS INTÉRÊTS

Les pays ouest-africains doivent davantage « renforcer et canaliser » les flux des transferts d’argent des migrants, pour les orienter vers des projets productifs qui permettraient une transformation structurelle des économies concernées, a soutenu, mercredi, à Dakar, le directeur général de la planification et des politiques économiques (DGPPE), Pierre Ndiaye.

« Il y a une recommandation forte du côté des envoies de fonds des travailleurs. Nous avons une diaspora extrêmement importante à l’extérieur, donc il faut canaliser et renforcer davantage ces ressources pour qu’elles soient beaucoup plus orientées vers les projets productifs », a-t-il déclaré.
Pierre Ndiaye s’exprimait lors de clôture d’une réunion ad-hoc de Groupe d’experts de l’Afrique de l’Ouest, sur le thème « Financements innovants pour la transformation structurelle des économies ouest-africaines ».
Cette rencontre, ouvert mardi, à l’initiative de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations unies, a enregistré la présence de plusieurs experts de l’Afrique de l’Ouest.
Ils étaient appelés à discuter des rôles, des perspectives, des entraves ainsi que des opportunités liées à la mise en place de mécanismes de financements innovants pour les développements des pays.
« La région de l’Afrique de l’Ouest a une population émigrée importante, les flux et les transferts des migrants sont un apport important au niveau des différents pays’’, a insisté la directrice de l’Institut africain de développement économique et de planification des Nations unies (IDEP, angalais), Karima Bounemra Ben Soltane.
« On est beaucoup dans l’informel, c’est-à-dire le transfert de personne à personne et il y a encore peu de grands programmes organisés pour que les flux et le transfert des migrants passent par des projets et qu’ils contribuent de manière productive et tangible », a-t-elle indiqué.
‘’Les transferts vont dans la consommation mais au-delà de cela, ils doivent contribuer à la production, à l’investissement et ont réfléchi énormément à la manière de diminuer les coûts des transferts’’, a-t-elle indiqué.
Selon Karima Bounemra Ben Soltane, dans certaines régions du Sénégal, les populations s’organisent « pour que les fonds des migrants puissent contribuer à des programmes locaux d’infrastructures dans le domaine de l’éducation et de l’l’eau et c’est ce genre d’expérience qu’il faut reproduire de manière beaucoup plus importante et solide ».
Outre l’utilisation des envois des migrants, les experts ont retenu que « les Etats doivent renforcer la mobilisation des ressources intérieures » et développer le partenariat public-privé (PPP).
Ils ont également convenu de la mise en place d’un cadre au sein de la CEDEAO, « pour mieux encadrer ces PPP et arriver aux objectifs recherchés, à savoir plus d’investissements sans pour autant que le budget puisse en pâtir ».
Le renforcement de la sensibilisation et de la communication sur les modes de financements innovants, l’amélioration de la programmation et des critères de sélection des projets et investissements mis en ouvre à travers des modes de financement innovants, faisaient partie des recommandations de la rencontre.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Entrer votre commentaire s'il vous plait
Entrer votre nom s'il vous plait

For spam filtering purposes, please copy the number 9932 to the field below: