Fintech : L’innovation bancaire, nouvel espace de conquête des startups africaines

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En 2030, selon Bill Gates, deux milliards d’individus dans le monde utiliseront leurs téléphones mobiles pour épargner, emprunter et effectuer des paiements. En Afrique, le mobile est devenu grâce aux technologies FinTech un outil puissant d’e-inclusion qui permet, en l’absence d’infrastructures bancaires, de recevoir des salaires et d’en verser, faisant sortir du secteur informel des pans entiers de la population africaine, absente des statistiques officielles.

De Nairobi à Mombasa, 75 % des adultes kenyans règlent toutes leurs factures de la vie courante directement via l’application M-Pesa : frais de scolarité, factures d’électricité et même de simples courses en taxi. Au-delà de M-Pesa dont l’immense majorité des utilisateurs se situe au Kenya, un nombre grandissant de start-up se distinguent et prennent à bras-le-corps la question de la sous-bancarisation des Africains. Voici une sélection de six start-up africaines qui misent sur la finance numérique pour ouvrir des services de paiement aux 75 % d’Africains exclus des circuits bancaires.

 

La baraka ne quitte plus AfriMarket, le leader franco-africain du « Cash to Goods ». La jeune pousse, qui a commencé à faire parler d’elle en 2013, vient de lever 2,5 millions d’euros, dont 1 million apporté sans faillir par l’opérateur français Orange. Le « Cash to Goods » ? Une technologie qui permet aux Africains de la diaspora d’aider directement leur famille en prenant en charge leurs dépenses de la vie courante (alimentation, achat de médicaments, matériaux de construction, etc.), via un réseau de boutiques partenaires disséminées un peu partout en Afrique de l’Ouest, du Sénégal au Togo en passant par la Côte d’Ivoire.

Près de 300 points fixes au total, à Abidjan, Dakar, Lomé, Cotonou et prochainement à Bamako. Avec AfriMarket, les coupons d’achat sont transférés directement depuis l’étranger aux familles, ce qui permet au passage de remettre en question la légitimité des grands opérateurs du transfert d’argent, Western Union et MoneyGram en tête. Orange prévoit maintenant d’intégrer AfriMarket dans sa solution de paiement Orange Money. Une manière pour Afrimarket de poser un pied en Afrique anglophone, où Orange est déjà implantée notamment au Kenya et au Botswana. (…).

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