Le transfert d’argent au Sénégal ou la raison du plus fort

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TOUS UNIS POUR DÉFENDRE NOS INTÉRÊTS

On ne le dira jamais assez, le secteur du transfert d’argent au Sénégal, est aujourd’hui incontrôlable du fait de l’absence de régulation digne de ce nom. Cette régulation en partie, est l’affaire de la BCEAO dans la pratique financière et de l’autre, à l’Etat du Sénégal du point de vue organisationnel et sécuritaire. Les conséquences de ce laisser-aller de l’Etat ;

– Les sociétés de transfert pullulent au Sénégal, et le plus grave sont quasi unipersonnelles même si, sur le papier, la nature juridique fait mention d’une S.A.

-A la tête de ces « SUARL » , on y trouve des personnages qui foulent du pied le peu de réglementation en vigueur , mènent la terreur à leurs employés. Le syndicalisme n’est présent dans aucune des structures de transfert et cela laisse une porte ouverte à toute dérive de la part du « Patron » qui, souvent se cache derrière ses bras armés constitués d’employés qui lui sont proches, prêts à tout pour le satisfaire et même souvent ces derniers outrepassent les ordres reçus, faisant d’eux, des hommes craints par le reste des employés.

-L’Etat et la BCEAO n’ont aucun moyen de contrôles sur leurs bilans, car n’étant pas au diapason ou bien qu’ils ferment l’œil sur les nouvelles procédures de traçabilité des transactions.

-Toutes sortes de dérives sont notées dans ce secteur : l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent, l’insécurité des plateformes transactionnelles et les financements occultes liés au terrorisme.

Qu’adviendrait-il à l’heure actuelle, si une société de transfert, tombait en faillite ? Rien de spécial, sinon que ceux qui ont perdu de l’argent n’ont que leurs yeux pour pleurer. Et pourtant des mesures sont à prendre dans ce sens, car on ne peut comprendre que 85% de transactions se passent dans un pays A , et on se lève un jour , pour transférer le siège dans un pays B. Quelle appréciation, donner à ce type de jeu ? Le mutisme de l’Etat est déconcertant.

Et si après, survenait une déclaration déguisée de faillite ? Une réponse des autorités s’impose !

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